Shakespeare is dead, get over it !
de Paul Pourveur
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Un texte à la mécanique complexe et drôle qui raconte l’histoire d’amour impossible entre William et Anna, et à travers leur romance, deux façons bien distinctes de percevoir la société – de plus en plus libérale qui nous entoure.
C’est aussi un prétexte judicieux pour décrire le tiraillement perpétuel de nos consciences entre la tradition et le changement. C’est une pièce de théâtre contemporaine, une pièce dont la forme se réfléchit sur elle-même. En même temps, toutes les portes de cette pièce sont ouvertes et communiquent les unes avec les autres… étrange. Elle pourrait ressembler à un film en kit sur un banc de montage ou à un palais des glaces de la fête foraine.
Déjà écrit pour être dit, nous avons entre les mains une fiction sous forme de récit fragmenté qui réunit tous les ingrédients nécessaires pour jouer à ildi ! eldi, et il y a de la place pour tout le monde ! L’ histoire, les personnages, les acteurs avec les notions de jeu et de distance qui nous sont chères, comme une combinaison pour la composition d’une œuvre ouverte où le spectateur se voit libre de choisir le sens qu’il veut donner à ce qui lui est proposé.
En somme, un petit théâtre dont vous êtes le héros.
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Photographies: Giovanni Cittadini Cesi
SHAKESPEARE IS DEAD, GET OVER IT!

TOURNÉE 2012
carte blanche
30 et 31 mars
Théâtre du Merlan
Marseille
SHAKESPEARE IS DEAD, GET OVER IT
de Paul Pourveur
L’ARGENT
OU CE QU’IL EN RESTE
VICE VERSA
d’après Will Self
+ concert de NAPOLEON MADDOX
+ IDIOT-CI, IDIOT-LÀ ( d’après Robert Filliou,
m.e.s d’Olivier Maurin avec Sophie et François aux cartes postales )
+ concert de viole de gambe avec SIT FAST
+ méchoui
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VICE VERSA
Dʼaprès Will Self
Adapté librement par
Sophie Cattani et François Sabourin.
Vice-Versa
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Durée : 45 minutes.
Avec : Sophie Cattani, Antoine Oppenheim, Francois Sabourin.
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Régie générale : Ludovic Bouaud.
Chargé de diffusion: Jean-Luc Bonhème / jl.bonheme@wanadoo.fr
Production déléguée : Les Subsistances / Lyon / France.
Texte original de Will Self (“Cock and Bull”),
traduit par Marie-Claire Pasquier (Seuil).
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Bull est un bon gars, rugbyman. Alan Margoulis est son
médecin. Il a une charmante secrétaire. Bull débarque
un jour avec une drôle de plaie derrière le genou…
L’intrigue peut sembler mince, très vaudeville. C’est
sans compter sur l’esprit délirant de Will Self, romancier
anglais qui convoque de manière farfelue certains de
nos fantasmes les plus… tortueux. Ildi ! eldi fait de ce
roman surréaliste une mécanique de théâtre hilarante
et de haute précision.
Vice-Versa
Inspired by the work of Will Self*
Freely adapted by Sophie Cattani and Francois Sabourin.
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Duration: 45 minutes.
With: Sophie Cattani, Antoine Oppenheim, Francois Sabourin.
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General stage manager: Ludovic Bouaud.
Booking agent : Claire Hallereau / challereau@gmail.com
Accredited producer : Les Subsistances / Lyon / France.
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Based on the novel COCK AND BULL by Will Self
Copyright ˝ Will Self. All rights reserved.
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Bull is a decent bloke, a rugbyman. Alan Margoulis is his
doctor. He has a charming secretary. Bull comes in one
day with a funny-looking gash behind the knee…
The plot could have been a little thin and vaudeville-like
if it wasn’t for the outrageous wit of Will Self, who
evokes in a whacky style some of our most tortuous fantasies.
« ildi ! eldi » turns this surreal novel into a hilarious and
highly skilled play.
“Comment fait-on du théâtre quand on est une femme, deux hommes, et que l’on possède une table, trois chaises, une ampoule, quelques micros et un roman ? Comment fait-on du théâtre à partir d’une écriture aussi abondante de détails et de tiroirs pour l’imaginaire ? Comment fait-on du théâtre une fête ? Nous avons constaté que la farce permet de manière totalement magique de parler de tout car, si cʼest léger, on accepte tout, on prend directement dans le ventre, ca passe par les trous du corps et moins par lʼintellect, comme si le sourire était une porte dʼentrée directe vers les sens. Une chose mystérieuse se produit en tout cas, nous ne savons pas exactement quoi, mais lorsque lʼon sourit on est prêt à tout entendre. La difficulté arrive alors : comment ne pas tomber dans la bêtise, la vulgarité et la lourdeur ? Trouver la festivité. Lʼun des objectif du collectif est dʼessayer de créer le moment théâtral comme on prépare une fête, organiser le tout pour faire danser les gens, pour que leur intimité implose en un moment précis.Un endroit où tout est donné pour lʼaudience, où le spectacle est aussi dansla salle, où les acteurs regardent les spectateurs, tenter un moment rare où lʼauditoire danse immobile. Nous avons au fur et à mesure du travail constaté que la forme était le dernier de nos soucis, la forme dans le sens de lʼesthétique, de lʼemballage. La forme est le fond remonté à la surface,alors on se concentre sur le sens, et la surface se créera quasiment dʼelle même.”
“How do you create entertainment when all you have is one woman, two men, one table, three chairs, one light bulb, a few microphones and a novel? How do you make a play from a novel whose style is so full of details and imaginative layers? How do you turn theatre into a big party? We realised that slapstick is a totally magic tool which allows us to talk about absolutely everything. When things are light-hearted, something mysterious happens, we donʼt know what exactly, but weʼre suddenly ready to hear anything, weʼll take it right to the stomach, it goes directly through our pores and less through our intellect, as if smiling created a direct passage into our senses. That is when it starts to get more complicated: how do you not fall back into stupidity, vulgarity and heavyhandedness?
You have to find a festive spirit.
One of the aims of our collective is to try to create a theatre experience the way you prepare a party, to organise the event to make people dance, so that their privacy implodes at a certain point. The aim is to create a space where everything is geared towards the audience, where the show takes place on and off the stage, where it is the actors who look at the spectators, in order to achieve a rare moment when the audience is dancing while perfectly still. We gradually realised that form, as in aesthetics and packaging, is the least of our concerns. Form is but the content brought up to the surface, so if we focus on the meaning, the surface will materialize almost by itself.”
l’argent
ou ce qu’il en reste.
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Création
La notion d’argent est bien trop maligne et insaisissable pour se laisser représenter.
C’est un sujet mouvant qui échappe aux cadres, aux mises en situation et aux définitions, aussi poétiques soient elles.
Nous avons cherché l’argent, le rapport de l’humain à l’argent, à son argent –loin des grands circuits financiers, loin des flux monétaires, et c’est dans son porte-monnaie que nous l’avons trouvé. C’est dans le particulier que nous avons pu l’approcher.
Et le particulier c’est l’impact de cet outil sur les gens, donc sur leurs désirs et leurs émotions, sur leur vie quotidienne et pratique, en un mot sur leur intimité.
À force de se pencher sur l’intimité des autres, nous n’avons pas pu éviter de nous pencher un peu plus et de nous regarder nous-mêmes, et par cette introspection d’amener, peut être, les spectateurs à se regarder aussi et à s’interroger face à leurs petits arrangements avec l’argent.
L’argent parle des gens.
Les gens parlent d’argent. Cela peut vite devenir ennuyeux et pourtant il n’y a pas un jour ou un lieu où l’argent n’est pas présent.
L’argent nous prend la tête, n’est-ce pas ?
Il est tant lié à l’affect qu’il est difficile de le mettre à distance.
Se détacher de l’argent, dédramatiser l’argent, voilà l’enjeu de notre expérience.
C’est un travail qui avance, qui se transforme, qui évolue comme son sujet.
C’est toujours une représentation de nos trouvailles, de nos tentatives et de nos échecs. Nous avons eu l’occasion d’en présenter plusieurs étapes :
Le chantier lors du festival Actoral en 2009, L’Argent !? d’après l’Argent de Christophe Tarkos aux Subsistances en 2010.
Aujourd’hui, L’argent ou ce qu’il en reste est un nouvel essai sur cette question : comment évoquer au théâtre le rapport intime à l’argent ?





Mettre l’argent sur un plateau
c’est comme regarder le monde à travers une vitre d’autobus
en écoutant de la poésie au casque.
Il y a une distance – tout à fait surprenante – entre ce qu’on pense et ce qu’on voit.
(toucher – être touché)










